L'IRREEL DE LA REALITE DU
REEL.
De
Palhlaschah.
Douce est la Nuit ce soir
Et là-haut, la Lune illumine le monde endormi.
Une promenade longe l'océan
A cette heure paisible et accueillant.
Déserte est la ballade seulement
Eclairée par quelques lampadaires orangés.
Pas un bruit ne vient troubler
La plénitude et le Silence de la Nuit.
Seul le murmur des vagues
Se heurtant au bord pour mieux
Repartir dans l'immense étendue bleue
Est perceptible dans cette atmosphère si particulière des nuits estivales.
Une jeune fille, les yeux rivés sur le vide
Marche tout droit devant elle sans jamais se retourner.
Aucune expression se lit sur son visage calme et
Aucun sourire ne se dessine sur ses lèvres sans mouvement.
Rien n'a bougé et pourtant ses pas
S'estompent. Son âme semble troublée.
Lentement, très lentement,
Face à l'onde saline elle se place.
Là-bas, à la limite où se brisent les flots
Une jeune fille se tient debout.
Vêtue d'une robe légère bleue turquoise,
Dans le sable tiède, ses pieds sont nus.
Sur ses hanches ses mains reposent, ...
Elle semble rêver. Les yeux à demi fermés
Elle se perd dans l'abîme glacial des fonds marins.
Une chose invisible et imperceptible avec envie et tristesse elle
regarde.
Le Temps passe. La Nuit est profonde.
L'océan s'agite. Les eaux doucement montent
Et sans crier garde, un flot extraordinaire
La happe et l'emporte à tout jamais.
La jeune fille tombe, tombe, tombe.
Il est huit heures à l'horloge et
Les rayons du Soleil inonde sa chambre.
Doucement elle s'éveille. Son visage désormais reflète une infinie
tristesse.
"07.03.07"
